L'expérience collective s'accumule, mais l'expérience individuelle s'éteint avec l'individu.
Citation de Henri-Frédéric Amiel

 

Mise en place d'un potager productif sur un terrain difficile, sans labourage du sol.

 

Voici quel était mon objectif de l'automne 2014 ! Et voici les premiers résultats ! L'idée est également de suivre cette expérimentation 3 ans pour compléter les données.

Ceci n'est pas une expérience scientifique à proprement dit : il n'y a pas de répétitions ni de traitement statistique des données. Il s'agit plutôt d'une démonstration un peu fouillée, destinée aux curieux !

PROTOCOLE  EXPERIMENTATION          

Voici le jardin en automne!

Le terrain était une prairie sèche,

et j'ai mis en place une parcelle témoin avec labourage, une parcelle couverte de bâche, une couverte d'herbes sèches, une autre de BRF, une dernière avec une lasagne. Au printemps, j'ai mis en place une autre lasagne et un autre essai avec des patates carton. Toutes ces modalités permettent en principe de préparer un sol et de créer un jardin sans utiliser d'engin à moteur type motobineuse.  Mais quels seront les résultats au vu de l'enherbement existant ? Est-ce que ce sera plus facile de travailler le sol après un nettoyage avec du mulch ou avec du BRF ? Est-ce qu'il y a des plantes qui vont passer au travers ?

Je vous suggère de lire le protocole avant afin de bien saisir la démarche et le but recherché.

Les réponses sont dessous !

 

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Protocole de l'essai comparatif de démarrage de potager avec et sans labour
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RESULTATS DE L'EFFET DESHERBAGE

Les parcelles ayant été mises en place pendant l'automne, j'ai relevé avant le travail du sol, les herbes qui avaient ou non repoussé. Nous étions le 16 mai 2015.

Les seules parties concernées étaient celle avec la bâche, le mulch, le BRF, la lasagne d'automne et le témoin.

Il n'y avait pas de repousses sous la bâche (seulement quelques racines blanches) et une repousse sous la lasagne d'automne.

Par contre la parcelle avec mulch présentait le plus de repousses (182 pieds de 18 espèces différentes) par rapport à celle avec le BRF (96 pieds de 15 espèces différentes).

La parcelle témoin ayant été retournée et les mottes quasi enfouies, il n'y avait pas de repousses.

 

L'expérience se poursuit en 'mesurant' l'énergie pour ameublir le sol de chaque parcelle.

 

COMPARAISON DE L'ENERGIE APPORTEE A L'AMEUBLISSEMENT DES PARCELLES

 

Pour 'mesurer' cette énergie, j'ai surtout compté le temps passé à faire le travail de préparation du sol et tenu compte du matériel employé. Je complète avec les observations de terrain.

Première conclusion : plus on travaille avec le vivant, moins c'est dur !